Découverte. Tant apprécié pour sa saveur fraîche et iodée, le mollusque pourrait, à l’avenir, faire évoluer les thérapies. Des chercheurs brestois y travaillent.

« Aujourd’hui, il faut de nouvelles sources d’inspiration pour encore mieux attaquer le cancer », avance Charlotte Corporeau, biochimiste au sein du laboratoire Physiologie des invertébrés de l’Ifremer.

Et la chercheuse a ouvert une voie nouvelle en 2014. Alors qu’elle se penchait en laboratoire sur la résistance de l’huître creuse face à une maladie, elle a découvert que le coquillage activait un mécanisme baptisé l’effet Warburg et le contrôlait.

Or, ce mécanisme mime parfaitement le phénomène de développe ment cellulaire impliqué dans la croissance des cancers. Ce phénomène est aujourd’hui encore irréversible chez l’homme. À cause de lui, les cellules cancéreuses sont en quelque sorte « dopées », elles prolifèrent et sont plus résistantes aux traitements. Constater que l’huître creuse Crassostrea Gigas maîtrisait ce processus a fait naître une lueur d’espoir, et une cascade de questions : comment l’huître est-elle si résistante ? Ce mécanisme est-il naturellement contrôlé chez l’huître ?

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